Par contre, au bout de qques kms, on tombe devant des bifurcations sans aucun panneau. Apres un pile ou face rapide, on se lance vers une des pistes sans trop savoir. La nuit commence a tomber et on se voyait deja dormir au milieu de la canne a sucre. Par chance, on croise un moto-taxi, metier tres repandu par ici, que l'on arrete pour lui demander notre chemin. Il nous indique gentiment que notre voiture ne passera pas plus loin car la piste est trop endommagée. Il nous conseille de retourner a la bifurcation precedente et prendre une autre piste moins boueuse. On s'execute et au bout de quelques kms, on tombe devant une enorme mare d'eau occupant toute la largeur de la piste et faisant une bonne dizaine de metres de long. C'est passé tout juste a la limite de l'enlisement. Au final, on a bien ri apres...La fin de la piste s'est deroulee de nuit jusqu'au village de pontal de coruripe (il nous a quand meme fallu demander 4 fois notre chemin pour trouvrer de nuit l'embranchement vers le village de pontal!).
Arrivés a la pousada da Ada, nous tombons sur un italien et son acolyte bresilien, peu sympathiques, qui etaient un peu embarassé de nous voir arriver si tard. On s'attendait en fait a voir une mamie italienne, Ada.
Ils nous font visiter quelques chambres et aucune nous convenait. Entre celles miteuses sans fenetre, celles en plein travaux, et celles dont les chauves souris se balladaient librement, notre choix s'est finalement porté sur la derniere chambre qui etait encore en cours de renovation mais qui etait fermée et avait un plafond.
En revenant de la lanchonete (restaurant snack) du village encore ouverte a 19h30, avec un maigre butin dans le ventre, nous ne nous attendions pas a retrouver a la pousada un boeuf et barbecue improvisés avec des musiciens locaux. Le petit concert dans le jardin etait bien sympa et la fatigue du trajet aura eu raison de nous quelques bieres plus tard.
Au reveil, surprise, Ada nous accueille au petit dej'. Elle nous bombarde de questions sur comment s'est deroulé notre accueil avec L'autre. Il s'avere que le prix annoncé la veille n'etait pas le bon et avait subi une legere inflation...Ada, un petit bout de femme deja agée, branchee sur du 1000 volts, allumant clope sur clope, barbue, parlant au moins 5 langues, nous explique les circonstances actuelles de la cession de sa pousada qu'elle tient depuis 25 ans. Pour resumer, c'est la guerre ouverte avec le repreneur avec qui elle a convenu une periode de transition.
Pendant le p'ti dej, des invites surprise se sont presentés.
Apres une agreable journee a la plage dans ce petit village de pecheurs, nous prenons l'apero et assistons au coucher de soleil avec le couple de lyonnais croisés au petit dejeuner, Daphné et Xavier.
Nous veillons jusque presque tard, chose inhabituelle, apres un delicieux diner preparé par la fille d'Ada en compagnie des lyonnais et d'un couple d'americain en reportage photo pour un magazine de gastronomie US; pendant qu'Ada, l'italien et l'avocat discutent de la plainte deposee plus tot le matin meme par Ada, pour coups et blessures, et menace de mort...A ces italiens...On ne saura jamais le fin mot de l'histoire mais on les plains tous les 2 !!!
Le lendemain, nous reprenons notre route, direction Olinda, en deposant au passage Daphné et Xavier a Maceio, capitale de l'etat d'Alagoas pour qu'ils puissent prendre leur bus pour Salvador de Bahia.
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